« La mode est mon travail, la peinture mon loisir » — COLLECTIF reçoit Shams Tantsiba “Lord Motivation”
- May 8
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Pour sa première interview officielle, COLLECTIF reçoit Shams Tanstiba, également connu sous le nom de “Lord Motivation”, artiste peintre et créateur de mode congolais au profil atypique.
Entre peinture contemporaine, custom textile et création de vêtements, l’artiste développe depuis plusieurs années une identité visuelle forte qui brouille volontairement les frontières entre œuvre artistique et produit commercial.
Dès les premières minutes de l’entretien, Shams affirme une vision claire : avant d’être designer, il se considère avant tout comme un artiste.
« Si ce n’est pas de l’art, ça ne compte pas. »
Une phrase qui résume parfaitement son approche créative.
Au fil de la conversation, le créateur explique comment la peinture appliquée sur les vêtements est née presque par nécessité. À l’époque, ne maîtrisant pas les outils graphiques traditionnels, il décide de transformer directement ses compétences artistiques en signature visuelle.
Pour lui, chaque création possède une histoire, une réflexion et une intention bien avant la phase visuelle.
« Je commence toujours l’œuvre à l’écrit. »
L’interview aborde également l’une des thématiques centrales de cet échange : vivre de son art en Afrique.
Sans filtre, Shams parle des réalités du marché congolais, du manque d’industries créatives structurées, des difficultés liées à la production locale, mais aussi de la nécessité pour les artistes de développer une véritable signature.
Selon lui, beaucoup de créateurs échouent parce qu’ils abandonnent trop tôt leur identité artistique ou cherchent excessivement à suivre les tendances.
« S’adapter au marché, c’est prendre le risque de tomber avec la tendance. »
L’artiste revient aussi sur l’importance de la transmission dans les milieux artistiques africains. Pour lui, l’un des grands freins au développement du secteur culturel réside dans le manque de mentorat et de continuité entre générations de créateurs.
Malgré les difficultés, Shams reste optimiste sur l’évolution de la mode et de l’art africains. Il estime que le continent possède déjà des talents capables de rivaliser avec les standards internationaux, mais qu’il manque encore de véritables structures industrielles capables de soutenir cette créativité à grande échelle.
À travers cette première interview, COLLECTIF pose les bases d’un média tourné vers les voix créatives, les parcours singuliers et les nouvelles visions qui façonnent le Congo contemporain.
Interview réalisée par Fayza Kouzou pour COLLECTIF MEDIA.
Filmée par THE STUDIO BY LEORIS
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📍 Brazzaville, Congo


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